L'interdiction des lampes fluorescentes en 2023

Le potentiel d'économies est énorme

L’année 2021 a marqué une étape importante dans la législation pour l’industrie de l’éclairage : la prochaine phase de la directive sur l’écoconception, également appelée Single Lighting Regulation (SLR), et la nouvelle réglementation sur l’étiquetage énergétique (ELR) sont entrées en vigueur en septembre 2021. Cela signifiait des exigences d’efficacité énergétique minimales plus élevées pour les produits LED, une nouvelle échelle du label énergétique de l’UE pour les sources lumineuses et une meilleure transparence dans les données de base des produits, qui doivent être répertoriés dans la base de données dite EPREL. La conformité aux normes européennes a ainsi été renforcée.

Mais l’année la plus décisive sera 2023. Nous savons désormais que toutes les lampes fluorescentes importantes seront interdites dans le courant de l’année 2023. Et pas seulement les lampes T8 en raison de la SLR, mais aussi toutes les autres (T5, lampes compactes à culot à broches, etc.), car les exemptions de mercure de la directive RoHS n’ont pas été prolongées.

Avec des mesures appropriées, il est possible d’économiser 3,5 milliards de kilowattheures par an au niveau de l’éclairage.

Cela résulte des objectifs climatiques ambitieux, car ils sont élevés : la stratégie climatique à long terme montre que la Suisse peut réduire ses émissions dans les secteurs des transports, des bâtiments et de l’industrie de près de 90 pour cent d’ici 2050. Le secteur du bâtiment et des transports peut devenir exempt d’émissions d’ici 2050, et dans l’industrie également, les émissions dues à la consommation d’énergie peuvent être pratiquement entièrement éliminées. «En Suisse, 8 milliards de francs sont dépensés chaque année en énergie électrique. Environ 12 pour cent de cette somme est consacrée à l’éclairage, ce qui correspond à 7 milliards de kilowattheures. Avec des mesures appropriées, il est possible d’économiser 3,5 milliards de kilowattheures par an» (source SLG). La lumière ne doit donc pas seulement contribuer à la réalisation de ces objectifs, mais elle peut aussi le faire de manière significative, ce qui place toutefois l’industrie de l’éclairage devant un énorme défi. Selon la nouvelle directive européenne ROHS, l’utilisation de mercure dans les ampoules est interdite. Pour l’adaptation la plus récente, l’Office fédéral de l’environnement intégrera ces modifications dans l’ORRChim d’ici fin 2022, afin que l’expiration ou la prolongation des exceptions puisse s’appliquer en Suisse en même temps que dans l’UE.

Concrètement, cela signifie que les produits concernés ne répondent plus aux exigences Suisse et de l’UE et que, par conséquent, les lampes fluocompactes traditionnelles à culot enfichable (CFLni) ne pourront plus être importées ou commercialisées en Suisse à partir de février 2023 et les lampes fluorescentes T5 et T8 à partir d’août 2023. Les stocks restants pourront continuer à être écoulés jusqu’à une date limite définie.

Chance en passant aux LED : Jusqu’à 72 % d’économie de CO₂ au total, des économies d’énergie allant jusqu’à 98’131 kWh et des économies de coûts pour l’électricité allant jusqu’à 72 %.

Le potentiel d’économies est énorme

Les adaptations ne visent pas seulement à interdire certains produits d’éclairage. Elles encouragent de manière ciblée le développement de solutions d’éclairage durables et économes en énergie, le renforcement de l’économie circulaire et l’information transparente, claire et uniforme des consommateurs. Mais d’une manière ou d’une autre, les adaptations ont un impact considérable sur les exploitants des installations d’éclairage et les fournisseurs qui utilisent ces produits. Un grand besoin de rénovation et de rééquipement est à l’ordre du jour. Il faut remplacer les lampes fluorescentes conventionnelles par des lampes ou des luminaires LED modernes, mais aussi et surtout les systèmes en réseau, qui doivent être remplacés par des professionnels.

Il est important de comprendre que les lampes fluorescentes ne peuvent pas toujours être remplacées par des alternatives LED 1:1 comme les lampes à incandescence ou les spots halogènes dans le passé. Il faut s’assurer de la compatibilité avec les ballasts existants ou, si nécessaire, procéder à une nouvelle planification complète de l’éclairage. À cela s’ajoute le fait que l’application se fait en grande partie dans le domaine professionnel et qu’elle est donc adaptée aux prescriptions des normes (par exemple la norme DIN EN 12464-1 sur l’éclairage des lieux de travail à l’intérieur). Il faut donc s’assurer que le système d’éclairage répond à nouveau aux exigences en matière d’éclairage.

L’industrie doit s’atteler ensemble à cette tâche colossale. Tout au long des trois étapes de la distribution, tous les partenaires doivent être mis au courant et des solutions efficaces doivent être trouvées. Au final, les investissements nécessaires seront plus importants si l’on doit remplacer les lampes fluorescentes conventionnelles par des lampes ou des luminaires à LED modernes ou par des systèmes en réseau, sachant que la période d’amortissement sera très courte grâce aux économies d’énergie et à la durée de vie prolongée des tubes à LED notamment.

Un remplacement direct par des produits LED est par exemple possible grâce aux nouveaux LEDTUBES de LEDVANCE, conformes aux normes européennes. Qu’il s’agisse d’une solution de conversion (recâblage) ou d’une véritable solution de rétrofit, la gamme complète de LEDTUBE offre les tubes LED adaptés à presque toutes les applications – efficaces en énergie et de longue durée de vie, à faible scintillement et avec un corps en verre incassable, mais surtout conformes à la législation et donc à l’épreuve du temps. Autre point positif : le potentiel d’économie est énorme. Au total, jusqu’à 72 % d’économie de CO₂, des économies d’énergie allant jusqu’à 98’131 kWh et des économies de coûts pour l’électricité allant jusqu’à 72 % apportent une contribution importante à la protection de l’environnement et augmentent la rentabilité.

Le résultat des systèmes d’éclairage numériques est une commande intelligente par capteurs qui adapte l’éclairage à la situation et réduit en outre considérablement la consommation d’énergie.

Systèmes d’éclairage en réseau

Outre la grande économie d’énergie, le véritable charme de la technique LED est qu’elle est «numérique» et qu’elle permet de créer des systèmes d’éclairage numériques dans lesquels il n’est pas seulement possible de régler des aspects de confort comme la gradation du flux lumineux ou le choix de la température de couleur. Il est également possible de modifier les ambiances lumineuses à l’aide de capteurs et d’économiser de l’énergie de manière automatisée (par ex. commande en fonction de la présence ou de la lumière du jour). Par exemple, les lampes fluorescentes traditionnelles peuvent être remplacées par des tubes LED à haute efficacité et à intensité variable, qui sont couplés au capteur LEDVANCE via Zigbee 3.0. Le résultat est une commande intelligente par capteur qui adapte l’éclairage à la situation et réduit en outre considérablement la consommation d’énergie. Ce système facile à installer convient aussi bien pour les mises à niveau que pour les nouvelles constructions.

Tout sur le banissement des lampes fluorescentes :

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